Aperçu du marché : Production pétrolière au large de Terre-Neuve-et-Labrador – des champs parvenus à maturité à la croisée des chemins
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Date de diffusion : 2026-08-26
Toute la production pétrolière extracôtière du Canada provient de cinq champs pétroliers répartis entre quatre projets de production situés au large de Terre-Neuve-et-Labrador (« T.-N.-L. ») (figure 1). Bien que la production ait été plus élevée dans les années 2000, elle a augmenté au cours des dernières années en raison des investissements et de la remise en état des unités flottantes de production, de stockage et de déchargement qui ont prolongé la durée de vie des champs parvenus à maturité. Pour l’avenir, la production des gisements existants, combinée à la mise en valeur proposée de Bay du Nord, qui progresse grâce aux processus réglementaires et commerciaux, pourrait devenir un facteur important dans les perspectives à long terme du secteur pétrolier extracôtier de la province.
La zone extracôtière Canada–Terre-Neuve-et-Labrador s’étend sur environ 1,8 million de kilomètres carrés, une superficie plus grande que le golfe du Mexique aux États-Unis. La production a commencé à Hibernia en 1997, suivie de Terra Nova (2002), de White Rose (2005), de North Amethyst en 2011 (un champ satellite de White Rose) et d’Hebron (2017), le premier champ de pétrole lourd de la provinceNote de bas de page 1.
Figure 1 – Carte des champs pétroliers extracôtiers actuellement en exploitation à Terre-Neuve-et-Labrador
Source et Version texte
Source : Régie de l’énergie du Canada
Version texte : Cette carte illustre l’emplacement de cinq champs pétroliers extracôtiers en exploitation à Terre-Neuve-et-Labrador, d’ouest en est : Hibernia, Hebron, Terra Nova, White Rose et North Amethyst. Elle présente aussi une partie de la Nouvelle-Écosse, du Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador.
Terre-Neuve-et-Labrador comptait pour environ 4,5 % de la production totale de pétrole du Canada en 2025, avec une moyenne d’environ 240 000 barils par jour (« kb/j »), ce qui représente une hausse de 15 % d’une année à l’autreNote de bas de page 2. Au début de 2026, la production a continué d’augmenter pour atteindre entre 285 et 310 kb/j, principalement avec l’apport d’Hebron et d’Hibernia (figure 2).
Figure 2 – Production pétrolière extracôtière de Terre-Neuve par champ
Source et Version texte
Source : Informations compilées à partir de données fournies par la Régie Canada–Terre-Neuve-et-Labrador de l’énergie extracôtière (« RC-TNLEE »)
Version texte : Ce graphique illustre la production de pétrole extracôtière de Terre-Neuve-et-Labrador, en kb/j, de janvier 2002 à avril 2026. La production est demeurée relativement stable, en moyenne, de 2002 jusqu’au milieu de l’année 2009, puis elle a diminué jusqu’en 2015, tout en affichant une certaine volatilité à court terme. La production a connu une reprise entre 2015 et 2020. Elle a diminué de nouveau de 2020 à 2023, et depuis 2024 elle connaît une croissance.
L’infrastructure extracôtière et la remise en état des unités flottantes de production, de stockage et de déchargement à Terre-Neuve-et-Labrador
Hibernia et Hebron sont des structures gravitaires, tandis que Terra Nova et White Rose sont des unités flottantes de production, de stockage et de déchargement. À mesure que les unités flottantes vieillissent, elles doivent être modernisées dans le but de prolonger leur durée de vie et celle des champs. Les travaux de remise en état ont entraîné l’interruption de la production au champ Terra Nova en janvier 2020, et ceux réalisés à l’unité de SeaRose ont mis hors service les champs White Rose et North Amethyst en janvier 2024. La production a repris à Terra Nova en novembre 2023, et à White Rose et North Amethyst en mars 2025.
Le cadre de réglementation des activités au large des côtes de Terre-Neuve-et-Labrador
La Régie Canada–Terre-Neuve-et-Labrador de l’énergie extracôtière (« RC-TNLEE »)Note de bas de page 3 supervise les activités pétrolières et gazières extracôtières en vertu du cadre fédéral-provincial de l’Accord atlantique, incluant ce qui se rapporte à la sécurité, la protection de l’environnement et les licences.
Perspectives d’avenir : Production de pétrole extracôtière à Terre-Neuve-et-Labrador
Bien que la plupart des champs producteurs soient parvenus à maturité, entraînant une diminution graduelle de la production au fil du temps, il est possible qu’une hausse à court terme se produise en raison des travaux de remise en état des unités flottantes de production, de stockage et de déchargement. Le projet de remise en état de Terra Nova en 2020, par exemple, a permis de prolonger la production jusqu’en 2033Note de bas de page 4, tandis que le projet de modernisation de l’unité flottante SeaRose, réalisé en 2024, et le projet de prolongement West White Rose soutiennent la production pétrolière continue du champ White Rose jusqu’en 2038Note de bas de page 5.
Au-delà des champs de production existants, un projet d’envergure est en cours d’élaboration au champ de Bay du NordNote de bas de page 6. Il a été découvert en 2013, dans le bassin de la passe FlamandeNote de bas de page 7, et ce projet a fait l’objet d’une décision fédérale concernant l’évaluation d’impact en 2022Note de bas de page 8. Le 5 mai 2026, Equinor a présenté sa demande de plan de mise en valeur à la RC-TNLEENote de bas de page 9, pour que le projet chemine dans le processus d’examen des demandes de mise en valeur. La phase initiale du projet Bay du Nord, qui comprend les champs Bay du Nord et Cambriol, compte des ressources de pétrole récupérable estimées à 430 millions de barilsNote de bas de page 10Note de bas de page 11. Il pourrait s’agir du premier projet de mise en valeur en eaux profondes de la province à produire du pétrole. Ce projet est à la croisée des chemins pour l’industrie pétrolière au large de Terre-Neuve, puisqu’une décision d’investissement définitive est attendue en 2027 et que les premiers barils pourraient être produits d’ici 2031Note de bas de page 12. Son avancement dépendra des coûts, des conditions du marché et de la concurrenceNote de bas de page 13.
Terre-Neuve-et-Labrador évolue sur le marché mondial du pétrole extracôtierNote de bas de page 14 et fait face à la concurrence de grandes régions productrices comme le Guyana, le Brésil, les États-Unis (dans le golfe du Mexique) et la NorvègeNote de bas de page 15. Les décisions relatives aux investissements sont influencées par les différences dans la géologie, les régimes d’imposition et de redevances, les coûts de mise en valeur et les conditions d’exploitation, ce qui peut entraîner des variations dans les échéanciers et les coûts globaux du projet d’un bassin à l’autreNote de bas de page 16.
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